La Cour suprême de NSW accueille partiellement la demande de secret professionnel du client dans une affaire d'arbitrage

Publié 2026-04-12 3 min de lecture 1 source

En bref

  • La Cour suprême de NSW a examiné les demandes de secret professionnel du client portant sur des documents produits dans le cadre d'une procédure d'arbitrage et visés par une assignation à produire.
  • Le juge Brereton a autorisé un accès partiel aux documents, en maintenant le secret pour certaines parties seulement.
  • Le juge a examiné les documents en chambre afin de déterminer le statut du secret professionnel.
  • La décision clarifie l'application du secret professionnel dans les litiges liés à l'arbitrage.

Vue d’ensemble

La Cour suprême de Nouvelle-Galles du Sud a rendu une décision dans l'affaire Martinus Rail Pty Ltd v Qube RE Services (No. 2) Pty Limited [2026] NSWSC 316, examinant l'étendue du secret professionnel du client à l'égard de documents produits sur assignation dans le cadre d'un arbitrage commercial. La solution a partiellement accueilli les demandes de secret professionnel, ordonnant une divulgation limitée des documents au demandeur.

Ce qui s’est passé

Le défendeur à un arbitrage commercial, engagé en juin 2025, a invoqué le secret professionnel du client à l'égard de certains documents soumis par son conseil dans le cadre d'une réponse à une assignation à produire émanant du demandeur.

Les demandes de secret professionnel portaient sur quatre documents entiers et sur des parties expurgées de dix-sept autres, y compris des factures du conseil, des feuilles de temps, un journal électronique et un document contenant des notes manuscrites.

Le juge Peter Brereton a évalué ces demandes et a décidé d'autoriser le demandeur à accéder à des parties déterminées des documents n'étant pas couvertes par le secret professionnel, telles qu'énoncées dans des annexes de la décision, tout en empêchant l'accès aux éléments considérés comme couverts par le secret professionnel.

Le juge a examiné les documents à titre confidentiel en chambre et a exposé des principes directeurs relatifs au secret professionnel, comme son attachement aux instructions et conseils juridiques confidentiels, tout en soulignant que tout droit au secret doit être étayé par la preuve.

Contexte

Le secret professionnel du client est fréquemment contesté dans le contexte d'une divulgation ordonnée par le tribunal, notamment dans des arbitrages commerciaux complexes impliquant plusieurs types de documents d'entreprise.

Cette affaire met en évidence les étapes procédurales disponibles lorsque le secret est contesté, y compris l'examen judiciaire des documents litigieux, ainsi que l'équilibre entre l'assurance de la transparence et la protection des communications confidentielles.

Pourquoi c’est important

  • La décision fournit des indications pratiques sur la manière dont les tribunaux peuvent résoudre les différends relatifs au secret professionnel, notamment concernant des documents d'entreprise à contenu mixte dans le cadre d'un arbitrage.
  • Elle réaffirme l'exigence selon laquelle le secret professionnel doit être démontré par des éléments probants et précise que l'examen judiciaire des documents peut être une étape nécessaire même s'il limite l'accès d'une partie.
  • Le jugement influe sur les pratiques et stratégies de divulgation des parties engagées dans un arbitrage et dans des procédures similaires.

Sources

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