La juge B V Nagarathna évoque la réticence des tribunaux à relever des arbitres

Publié 2026-04-15 3 min de lecture 1 source

En bref

  • La juge B V Nagarathna relève la réticence des juridictions à retirer des anciens juges siégeant comme arbitres.
  • Elle salue la loi sur la médiation de 2023, tout en notant une mise en œuvre limitée jusqu'à présent.
  • Ses propos laissent entendre une perception de partialité ou un certain respect de facto lorsque des anciens juges agissent en tant qu'arbitres.

Vue d’ensemble

Dans des remarques récentes, la juge B V Nagarathna a observé que les tribunaux indiens sont généralement peu enclins à écarter des anciens juges nommés arbitres, mettant en avant des inquiétudes liées à l'impartialité et aux pratiques institutionnelles. Elle a également reconnu la loi sur la médiation de 2023 comme une évolution juridique positive, tout en indiquant que sa mise en œuvre substantielle reste encore à venir.

Ce qui s’est passé

La juge Nagarathna, juge siégeant à la Cour suprême, a formulé publiquement des commentaires sur la manière dont le pouvoir judiciaire traite les anciens juges lorsqu'ils agissent comme arbitres.

Elle a relevé l'existence d'un schéma de réticence de la part des tribunaux à disqualifier ou à écarter ces personnes des panels d'arbitrage, ce qui pourrait susciter des interrogations quant à la perception d'équité.

Par ailleurs, la juge Nagarathna a salué la récente loi sur la médiation de 2023 pour son potentiel d'amélioration des pratiques de règlement des différends en Inde, tout en soulignant qu'il n'y a pas eu, à ce stade, de progrès significatifs dans son application.

Contexte

En Inde, les anciens juges sont fréquemment choisis comme arbitres en raison de leur expérience et de leur position. Toutefois, des inquiétudes ont été soulevées concernant d'éventuels biais lorsqu'il s'agit de leur retrait ou de leur supervision.

La loi sur la médiation de 2023 a été adoptée comme une réforme visant à rendre le règlement des différends plus efficace et plus accessible, mais sa mise en œuvre demeure encore en cours.

Pourquoi c’est important

  • La réticence des juridictions à agir contre d'anciens juges siégeant comme arbitres pourrait influer sur la confiance du public dans la neutralité des procédures d'arbitrage.
  • Le rythme lent de mise en œuvre de la loi sur la médiation de 2023 pourrait retarder les améliorations attendues du paysage indien du règlement des différends.

Sources

Articles liés